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ADRILAC
Association de Défense des Rives et du Lac du Bourget
Dans le but de faire avancer le dossier de la "Voie Sarde", nous avons sollicité vos témoignages sur l'utilisation de ce chemin par le passé (cliquez ici pour consulter l'appel à témoins préparé par Louis Tissot). N'hésitez pas à nous faire parvenir vos souvenirs, comme l'a gentiment fait cette ancienne habitante de Saint-Innocent, dont nous vous livrons le témoignage :
"A toutes fins utiles, je vous fais part de très anciens souvenirs au sujet de la voie sarde. Souvenirs très flous, il est vrai, car, il me semble avoir emprunté ce chemin depuis Saint-Innocent, pour aller porter du blé à la minoterie Fert, située à l'époque le long du Sierroz derrière le Pont Rouge et au bout du chemin des Goliettes. Je devais avoir à ce moment là, à peine cinq ans (je suis née en 1945), je me vois assise sur la "balladeuse" poussée par ma tante Georgette ! (donc dans les années 1949-1950).
Pour la petite histoire, à cette époque, (d'après guerre) la minoterie Fert livrait la farine à la boulangerie de Lucien Bollard de Saint-Innocent où nous allions chercher le pain. Les gens
qui approvisionnaient en blé la minoterie avaient droit en conséquence à une quantité de pain... Je me souviens très bien du "carnet" que certaines personnes possédaient à la boulangerie (et
qui a duré encore longtemps après la période d'après-guerre ) . Quand nous allions chercher notre pain, Angèle, la boulangère inscrivait scrupuleusement la vente, afin de solder les
comptes en fin de mois ou même de plusieurs mois !
En ce qui concerne le lotissement de Cotefort, il n'est pas très ancien. Il n'existait pas je pense en 1974, date où j'ai quitté Saint Innocent après mon mariage. Il a été construit sur
une ancienne carrière remblayée. Cette carrière avait laissé un énorme trou où une belle quantité d'eau stagnait une bonne partie de l'année. Comme, nous allions au collège à Aix à vélo,
(années 1957-1963) et qu'au retour, nous tirions notre vélo pour remonter la côte, pendant des années, nous sommes passés tout près de cette zone sinistre".
Bien peu s'en souviennent, de même que l'énorme décharge sur laquelle sont construits des tennis et un terrain de foot, juste en bordure de la baie de Grésine. Là aussi, ça sentait pas la rose...